Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 00:12
Un soir que je laissais trainer mon ennuie dans les méandres de Facebook©, je suis tombée sur la page d'un groupe qui, en gros, proposait de manger "un jeune" pour sauver l'orthographe d'un kikoololisme grandissant. Quelques clics plus tard, je me retrouve sur une page de discussion où un jeune (justement) tente d'intervenir pour sa défense, très maladroitement d'ailleurs vu qu'il fait une faute par mot. Je vous le copie/colle de ce pas :

"Bande de bolosse !
Vous n'ete que des " adulte" qui critique encore et encore la jeunesse !
Sa vous emmerde de voir un jeune dans une belle voiture, ou bien un jeune qui est mieu payé que vous, tous les les jeunes qui ecrive mal !!
Ce n'est pas une question de mieu lire, c'est une question de rapidité et de non prise de tête.
Nous on continu a ecrire comme des andicapé mais sa ne nous derange pas puisque on continu !

Et je ne vois pas l'interet a conservé cette ortographe bidon alor que cela drange pa la nouvelle generation !"

(C’est un bon lui ? hein?)

Conflit engagé. Et là s'en suit une discussion passionnée entre deux mondes qui ne se comprennent pas, et la magie opère. C'est du Jerry Springer Show à l'état pure. On y est.

Qu'est ce qui pousse ce mec à chercher le conflit? A aller jusqu'à cliquer sur la page, lire tous les commentaires et enfin écrire un petit pavé ? Pourquoi ne pas passer son chemin vers un autre groupe plus glam (genre "Kan jsré gran jsré président du BDE de mon écol de com") POURQUOI ????
Parce que je veux LE CONFLIT !!!!!! Give it to me ! Je suis la nouvelle génération et c'est moi qui décide bandes de vieux cons !!! Voilà ce que mes connards de parents m'ont appris !!! Parce que j'ai le droit de dire "connasse" à ma mère, et avoir un scooter à Noel. Parce que je peux traiter mon père d'enculer, et reprendre son business après mes études.
Et surtout parce qu'à la télé et sur internet, le conflit, c'est bon.

Les exemples ne manque pas :  "Pascal le Grand Frère" , "On est pas Couché"  - avec l'inventeur du conflit gratuit Eric Zemmour qui irait jusqu'à dire que les noirs puent, simplement pour entendre les sifflets du public et jouir dans son calbute - mais encore "Confession Intimes", "Secret story" ... La liste est beaucoup trop longue...
Et sur internet, toutes les vidéos des ratés comme "Amandine la rappeuse" et "Le rappeur du 92" suscitent un nombre incalculable de commentaires et autres réponses vidéos.
Ah ! C’est formidable quand même tous ces cons qu'on abreuve un peu plus chaque jour de lisiers médiatiques fumants. Tous ces décérébrés qui pensent diriger le monde parce qu'ils font comme tout le monde.... J'en connais qui se frottent les mains, là haut, sur leurs beaux fauteuils dorés, à jouir un peu plus chaque jour du fossé qui se creuse entre l'élite et la plèbe.

Et pis tiens Vlan! Va dans ta chambre !
Par Nina - Publié dans : lecrachoir
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 09:44
Les poules pondent, c'est vrai. Elles ont toujours une bille en court. Mais de tout ça, Marcel s'en bat. Lui, il porte deux cent clous et c'est lourd.
- Pourquoi t'as pas fait un tableau Excel, man ? lui dit Michelle l'ange mollit, tordant le cou d'une poule.
Michelle l'ange, ôte oeil et pates à ces pauvres galinacées, et ça sent pas le Jasmin...
- Raaah ! Ne la dépiote pas comme ça ! Et ne reste pas là, muette. Va plutôt me chercher de l'eau au puit.
- Rude, la pompe ! Yé n'arrive pas à pomper l'eau ! rétorque Michelle.
- Ah ! l'mât, marre, sceau.... t'as tout ce qu'il faut pour y arriver !
Michelle forçe sur la pompe et on entend un franc "Klin", des roux svelts débarquent aussitôt.
- Si je te fais un dessin Philippe, tu roules un joint ? dis l'un des roux à un autre.
- T'es miro? mais n'il a plus rien ! répond un autre.
- Tu me navres, comme Martin.
Sur ce, une poule assoiffée de sang se jette sur l'un des roux qui arrive à se dégager, non sans mal.
- C'est chaud ces dents, 'tin, l'a faillit ête coupé !
- C'est un riche lieu, Drew, oh ! Cassons nous !
Ils partent en direction des grands boulevards. Bonne nouvelle pour nos 2 compères, qui en profitent pour ouvrir un colis qu'ils avaient reçu ce matin. Paillettes, strass, Boursin, Denis les avait gâté !
- Il mériterait une raie publique celui là ! dit Michelle.
- Oh ! Berk ! Quand comprendra-t-il que j'ai horreur de ça ! ça t'embroise les artères ce truc !
- Mais tu vas l'taire ta gueule, charogne ! Tu n'es qu'un rude boulet national ! Soit un peu reconnaissant ! Espèce de buse en val !
Quelques instants plus tard, nos 2 comparses sont dans le Marais chez Pierre, qui est en galante companie - un jeune anglais nommé Rob
- Regardez ! Il porte mon treuil ! s'esclame Pierre.
Rob baise Pierre puis vient salué nos héros.
- Je croix, deux chevaux nous regardent, ils ne disent rien mais rient de mon treuil.....

Et maintenant amuses toi à retrouver les stations de la ligne 9 de ce cher métro parisien ! (et moi je vais prendre un aspro)
Par Nina - Publié dans : lecrachoir
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Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 00:00

Je me suis réveillé ce matin parce que j'avais froid. Mon carton s'était envolé... ou on me l'avait piqué. Enfin de toutes façons il fallait que je me lève, avant que je sois repéré par une de ces saloperies. Mieux vaut passer inaperçu, notre vie ne tient pas à grand chose, elle n'a pas de valeur pour eux.

J'ai quitté le pont sous lequel j'avais passé la nuit. Mon seul but à cette heure, c'était de pouvoir dépasser ce putain de no man's land pour rejoindre la campagne. Ici en ville, on était cuit. Je pouvais apercevoir mon point de fuite de là où je me situais. Il fallait que je feinte. Ces saloperies sont partout, aussi bien sur la terre que dans les airs.... et de partout ils vous assanent le coup de grace. Je finis par m'engager sur la rue. Tout en rasant les murs, je guettais dans tous les sens tant et si bien que ma tête faisait des amplitudes d'inclinaison proche de 360°. J'avais surement l'air con, je devais ressembler à une de ses saloperies.

Paris était vide, un vrai désert. Les rues étaient éteintes et les boutiques à l'abandon. Il ne restait plus que des objets divers abandonnés sur la route, pendant la fuite. Voyant que j'étais réellement seul, je me suis approché de ces quelques vestiges de l'Humanité. Des vieux journaux, un pull en laine rouge, des écouteurs de walkman.... Une photo de Paris, où l'on distiguait un jeune couple souriant devant cette bonne vieille tour Eiffel. Derrière eux, deux saloperies... innocentes saloperies.... si seulement on avait su à l'époque ! Enfin... qui aurait pu prévoir qu'un scénario digne du plus mauvais film de serie Z arriverait un jour.

Un bruit suspect me ramena brusquement au présent. Il fallait que j'arrive à la sortie le plus vite possible.
Mais ils étaient déjà là. J'ai pris mes jambes à mon cou, s'ils m'atteignent je crève...s'ils m'atteignent je crève... vite vite... Je trébucha sur ce que je croyais être une canette, c'était en réalité une boite craniène vide. Ça voulait dire que j'approchais de la sortie. Je me suis relevé net et suis reparti sur le champ. En levant les yeux, mon regard a croisé le leur. Moment d'effroi. Et si je me faisais tuer avant ?  où crever les deux yeux comme ils aiment le faire, ces saloperies . Ça les fait marrer de nous voir galérer comme des chiens aveugles, les yeux en sang, et après ils vous foncent dans la tête et vous arrache la moitée du cerveau. Cette idée suffit à me faire redoubler de vitesse.

Plus que 100 mètres et je suis libre. C'est comme si j'avais des ailles d'un coup... beurk. Mais voilà que mes agresseurs commençaient à me ratrapper. L'un d'eux parvint à me blesser à la cuisse. Malgrès la douleur, je devais poursuivre cette course folle. Un gros tout moche se jeta sur mon visage avec une violence inouïe. Je tombais alors sur le flanc, sonné par cette missive. Quand je repris connaissance quelques instants plus tard, ils étaient déjà une dixaine autour de moi, tentant de me picorer le visage en roucoulant sournoisement.
De vulgaires pigeons ne devaient pas avoir raison de moi. Je m'emparrais de ce qui devait être jadis une jambe humaine pour m'en servir comme d'une arme. Cognant à droite et à gauche, je parvins à me défaire de leur mortelle emprise. Je me remis à courir, malgrès mes blessures, vers la sortie, la fin de mon long calvaire.

Et je franchis la porte.

Adieu les saloperies, adieu les pigeons de Paris. Adieu ma prison !
Alors que je reprennais mon souffle tout en savourant ma victoire, deux hommes vinrent à ma rencontre. L'un était en uniforme et l'autre, plus agé, portant un complet gris foncé. Le plus vieux me tendit sa main et dit :
"Bravo numéro....euh...07578 !  je vous félicite pour votre ténacité"
"Alors ça veut dire que c'est ok ?" répliquais-je, encore essouflé.
"Oui. Vous êtes libre. Vous avez payé votre dette à la société en sortant d'ici indemne. Au nom du gouvernement, je vous remercie d'avoir participé à notre programme de réhabilitation carcéralle en association avec la chaine de télé TV1."
Il me tendit alors une boite noire :
"Si vous désirez revoir les meilleurs moments, TV1 vous offre cette vidéo best of de votre admirable prestation"
Je remerciais les types, qui s'éloignent puis disparurent dans la brume. Je me retournais une dernière fois pour contempler Paris, cette énorme vollière où des millions de pigeons assoiffés de sang avaient fini par s'approprier les lieux. Le plus grand plateau télé du monde, la plus grande prison jamais imaginée....

Qui sont les pigeons ?
Par Nina - Publié dans : lecrachoir
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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 23:41
Episode Final - De la Fin où qu'on sait tout.


Bon j'ai mis du temps à vous l'écrire mais voilà. On sait tout, c'est un des deux homos qui a fait le coup.
La raison ?
La comptesse lui avait interdit de mettre des fleurs à son balcon ....


On passe à autre chose maintenant ?
Ouai !!!!!
Par Nina - Publié dans : lecrachoir
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 23:05
Episode 8 - Quand la peur s'installe

Ca y est, c'est reparti comme en 14. Des tags, des coups de couteau, tant de choses qui commencent serieusement à installer un climat de peur dans l'immeuble. D'autant plus que cette semaine j'étais de garde à la maison (je m'occupai seule des animaux) et donc en proie à quelques angoisses lorsque je regagnai mon chez moi le soir pour aller me coucher.
Mais revenons un peu en arrière.
Je suis rentrée à Versailles donc pour m'occuper des animaux. Avant qu'il ne parte pour la Grèce, j'ai eu une discution avec mon père sur les récents événements. Le vandale s'ammuse désormais à couper le courant de l'immeuble via l'interupteur qui se trouve à coté des boites aux lettres. A deux reprises, le casse couille a fait joujou avec le bouton. La deuxième fois, c'est mon père qui a découvert en premier qu'il n'y avait plus d'éléctricité. Il descend alors dans le hall et ouvre l'armoire éléctrique. C'est là qu'il découvre une grosse empreinte digitale qui contraste avec l'épaisse poussière qui s'est accumulée sur le compteur. Il décide de la prendre en photo. L'image est de bonne qualité et on distingue parfaitement le doigt du coupable. La trace qui le rend un peu plus humain finalement. Quand j'ai vu la photo, je me suis rendue compte qu'il n'était pas simplement qu'une figure fantomatique...
Mais ne crions pas victoire. On n'a pas affaire à un épisode des "Experts Versailles" et la police n'en a, pour parler franchement, rien à foutre de nos histoires de fleurs dans le couloir. On a mis un cadenas à l'armoire pour arreter d'être emmerdé.
Bref, ma semaine de garde, seule dans l'appart, arrive. Quand je dis seule, ce n'est pas tout à fait exact. Mes potes passent souvent me voir. Et l'immeuble n'est pas désert. Il y a toujours ma voisine du dessus avec ces 2 mômes infernales qui font un boucan d'enfert, le couple homo du 3ème, monsieur R... sans sa femme et ses filles, la contesse, mon gentil voisin (qui s'est occupé de mon chat l'été dernier), l'inspecteur (un de mes voisins, celui qui prend l'affaire très à coeur parce qu'il doit un peu s'ennuyer dans sa vie de vieux garçon) et enfin, le dessinateur raté. Et ils sont TOUS suspect, surtout le dernier. (héhé)
Un soir alors que je suis seule à la maison, je vois la lumière du couloir qui s'allume, alors que je m'apprêtai à aller me coucher chez moi. Prise de panique, je m'empresse de chercher une arme disuasive au cas où je tomberai nez à nez avec le méchant vandale et son couteau. La seule chose que je trouve s'avère etre un balais Swiffer... et super convaincue de mon invincibilité, je regagne mes appartements. Je sens que vous vous fouter de ma gueule, et vous avez raison. C'était pour l'anecdote.
La fin de la semaine approche et mon amoureux vient à la maison. On est vendredi soir et Florian nous rejoint chez mes parents pour une petite soirée rosé/blabla qui se termine vers 2h du matin. Au moment de dire au revoir sur le pas de la porte, on entend très distinctement du bruit en bas. On flippe forcement alors j'attend que Flo soit bien sorti de l'immeuble avant de fermer ma porte. Bien évidement il n'a rien vu.
Alors où il est passé? Qui est assez bien situé pour pouvoir se planquer quand quelqu'un arrive... Un petit schéma et vous allez comprendre :

Ce mec a une position stratégique. Il est pratiquement imprenable. Reste plus qu'à le coincer. Mais pour ça, mon voisin l'inspecteur est sur le coup. Moi je retourne à Rennes.
Une chose est sûre, c'est que le dénoument est proche ! Qui sait, le prochain épisode sera peut-être le dernier ?
Bonne nuit...

A SUIVRE...
Par Nina - Publié dans : lecrachoir
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Moa

 
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